( 7 avril, 2009 )

Bonjour et bienvenue sur ce Blog !

69503664excalibur1jpg1.jpg

 Vous n’êtes pas arrivé(e)  jusqu’ici par hasard ! 

 Nous sommes un petit noyau de personnes passionnées par L’Histoire Templière, ainsi que par l’ésotérisme et les traditions initiatiques, empreintes de spiritualité.

Il n’y a pas vraiment de résurgence Templière dans la région LANDES PAYS BASQUE, alors que faire ?

 Nous avons connu certaines résurgences mais qu’en est-il ?

 Sont-elles valables ou du moins répondent-elles à nos attentes ?

 Comment ne pas tomber  entre de mauvaises mains ?

 Mais notre envie  de créer ou de se retrouver au sein d’une  Fraternité Chevaleresque et très présente.

Si vous avez envie de mettre en commun  votre expérience, votre savoir, ou vos attentes contactez l’auteur !  A très vite mes Frères. 

( 2 mars, 2011 )

CODE MORAL

Aime ce qui est bien.
Ignore ce qui est mal.

Sois bonté, justice et compassion.
Ne critique jamais.

Sois patient, calme et mesuré.
Ne t’abandonne jamais à la colère ou à l’orgueil.

Sois pur, sensible et doux.
Ne pratique jamais l’ironie.

Sois confiant, satisfait et ouvert aux autres.
Ne doute pas et ne sois jamais envieux.

Sois modéré en toutes choses.
Evite les excès.

Sois humble, aimable, modeste, généreux
et respectueux d’autrui.
Ne sois jamais malveillant.

Sois vrai en paroles et en actes, dis la vérité.
Ne mens et ne médis jamais.

Sois serviable et bienveillant envers tout ce qui est.
Ne trompe et ne trahis personne.

Aime et protège la vie, répands la paix et l’harmonie.
Sur aucun plan ne manifeste d’agressivité.
 

( 5 novembre, 2009 )

L’Eveilleur de Conscience

Image de prévisualisation YouTube

( 5 novembre, 2009 )

non nobis domine

Image de prévisualisation YouTube

( 25 octobre, 2009 )

Tradition & Révélation

01payens.jpg

Tradition & Révélation 

Dans le phénomène de progression globale de l’humanité, deux moteurs principaux jouent un rôle fondamental : 

- Les forces conservatrices qui tendent à préserver l’acquis, maintenant un état donné de structuration sociale ou autre; 

- Les forces innovatrices, traduction de l’essentielle instabilité des forces et pulsions vitales. 

Le phénomène religieux et, plus particulièrement, le domaine théologique, ne sauraient faire exception à cette règle. 

Il existe DONC des « gestionnaires de Dieu » et des « pionniers du surnaturel ». 

Les premiers se situent sous la bannière de la Tradition, et les seconds sous celle de la Révélation. 

  

La Tradition 

Qu’est-ce que la Tradition (universelle ou non), sinon ce que nous apportent les siècles passés, l’expérience et les connaissances des générations précédentes ? 

Le simple bon sens devrait nous aider à comprendre que ce qui était bénéfique pour l’homme des cavernes, ou pour les chrétiens des premiers siècles, ou pour les catholiques du Moyen-Âge, etc. ne l’est pas forcément pour l’homme civilisé que nous sommes, volontairement ou non, devenus. 

Cette recherche de la Tradition à tout prix, orientée et canalisée en véritable système de pensée, aboutit, si l’on n’y prend garde, à un conservatisme effréné. 

C’est faire fi du caractère évolutif de l’espèce humaine qui reste, avant tout, un être vivant. 

Cet être vivant est plongé dans un milieu planétaire, également vivant, qui réagit, lui aussi, suivant son propre équilibre existentiel ; l’être humain ne peut donc faire n’importe quoi, n’importe comment et n’importe quand selon son seul « bon plaisir ».  La bannière de la Tradition ne peut donc apporter de solution universelle à nos problèmes; continuons donc notre réflexion en abordant le second terme de notre étude : la Révélation. 

La Révélation 

Contrairement à la Tradition, la Révélation fait donc intervenir la dimension verticale de l’homme. 

Il peut être intéressant de noter que l’étymologie relie le mot Révélation à la racine latine « velum » qui signifie voile. 

Ainsi en est-il justement des vérités de nature divine que nous ne pouvons saisir, appréhender, que recouvertes du voile de l’analogie, de la comparaison, du récit parabolique, etc. 

Prodigieuse pédagogie des plans supérieurs, où Dieu se révèle, c’est-à-dire se re-voile, pour mieux dé-voiler Ses Mystères et les rendre sensibles à nous, pauvres humains incarnés. 

Dans notre Tradition culturelle occidentale, le Livre qui traduit le mieux ce phénomène de Révélation est, bien sûr, la Bible, véritable suite ininterrompue de « Paroles du Seigneur » : 

- Dans l’Ancien Testament, Dieu ou Son Messager direct ( YHWH pour mieux respecter l’écriture hébraïque) descend enseigner les hommes. 

- Dans l’Apocalypse, c’est un homme qui est ravi en Esprit, c’est-à-dire élevé vers Dieu, pour recevoir le Message.  - Enfin, dans les Évangiles, Dieu est Présent parmi les hommes en la Personne du Verbe incarné en Jésus-Christ. 

Quel impact réel ces textes ont-ils encore sur ce qu’il est convenu d’appeler notre culture occidentale ? 

Les textes sacrés 

Devant ceux-ci, nos contemporains semblent se répartir entre trois classes principales de comportement : 

- Le mépris le plus complet des matérialistes et dialecticiens de tous bords pour ces « bon-dieuseries d’un autre âge »; 

- Le respect le plus « littéraliste » de ceux qui les prennent « au pied de la lettre »… et alors se pose le problème (insoluble) de la qualité des sources; 

- Un certain respect, voire une admiration marquée, pour l’aspect culturel et poétique, mais une incompréhension du contenu profond. 

Aucune de ces trois classes ne rend vraiment justice à une qualité essentielle de ces textes : la possibilité de ressusciter, à travers le tombeau de la Lettre, la Force de l’Esprit dans le Cœur même du lecteur, qui agit, en somme, comme son propre « Révélateur » ! Il devient alors l’acteur principal de la Révélation permanente exprimée à travers ces textes. 

Contrairement aux affirmations, peut-être un peu rapides, de certaines administrations sacerdotales en mal de pouvoir sur les âmes, nous affirmons que la Révélation Divine ne fut pas définitivement close lors de la mort du dernier Apôtre. Et notre faiblesse humaine est bien capable, par l’action du Saint-Esprit, évidemment, d’obtenir, en somme, un « supplément d’information personnel » qui nous permette de faire nôtre la substantifique moelle du Message Évangélique. 

A cette fin, trois exercices fondamentaux sont indispensables à tout progrès spirituel : la lecture des textes sacrés, leur méditation et la réflexion personnelle.  Il s’agit d’un processus du métabolisme de l’âme qui permet de transformer les acquisitions formelles que constituent les connaissances des Écritures en réalités spirituelles porteuses de Vie. 

Car c’est bien de celà qu’il s’agit : transmuer une vie quotidienne souvent décevante dans sa répétition, en une véritable Aventure, au sens que les auteurs médiévaux de la Queste du Graal donnaient à ce terme, où chaque action prend sens et devient signe… 

 » … Et le Verbe est devenu chair, et Il a habité parmi nous… «  

L’une des conséquences de cette affirmation, véritable fondement de la vie chrétienne, est que Jésus-Christ ne laissa aucun écrit, qu’il n’a enseigné que par la Parole… … … et par l’Action! Second terme que l’on oublie trop souvent dans le sens du terme Verbe. 

A nous donc de retrouver, à notre niveau, à notre mesure, ce sens de l’acte juste et de la parole porteuse de vie. A ce signe, nous saurons que notre témoignage est authentique et qu’il se situe dans la droite ligne de Celui qui reste, avant tout, la Voie, la Vérité et la Vie.  Dans ce domaine, nous ne saurions trop prévenir le lecteur du danger redoutable qui semble se faire jour dans nombre d’ouvrages traitant du problème épineux des évangiles dits « apocryphes ». Ces auteurs semblent sous-entendre que la substantifique moelle initiatique du message christique ne peut se trouver QUE dans ces évangiles-là, les canoniques étant ramenés au niveau de simples ouvrages de « propagande », véritables outils de manipulation pour mieux dominer l’ensemble du monde. 

On peut être troublé devant de tels arguments, surtout lorsqu’ils interviennent dans des chaînes de raisonnement assez fines, qui tendent à susciter en nous un certain vertige fort agréable : celui d’appartenir « au petit nombre qui sait ». Mais si nous écoutons la voix du « bon sens », nous devrions nous poser tout simplement LA question qui est au cœur de ce problème: 

Pourquoi Jésus-Christ est-il donc venu sur cette Terre ? 

La réponse à la mode actuelle semble être: « Fonder une dynastie royale par filiation sanguine », réponse un tant soit peu limitée, datant d’une autre époque, d’une autre économie que celle du Dieu Vivant se donnant en nourriture matérielle et spirituelle à Ses disciples. 

En effet, il faut bien se souvenir que l’un des points essentiels de la mission du Christ sur cette Terre fut de faire passer le monde, judaïque d’abord, terrestre ensuite, de la tutelle de l’Ancienne Alliance à celle de la Nouvelle Alliance. 

La première était fondée sur le respect scrupuleux d’une loi détaillée, imposée du dehors, et sur des signes et des sacrifices matériels ; la seconde est fondée sur l’obéissance à la seule loi du cœur, délibérée et volontaire. 

En fait, lors de telles opérations de Révélation, les problèmes qui se posent ne sauraient procéder du Ciel et de son messager, mais bien plus de l’appropriation excessive qu’en fera la Terre : quel sera donc l’impact réel, à long terme, du message délivré ? 

Force nous est de constater que, quelle que soit la hauteur de sa source, la connaissance dégénère lentement lorsqu’elle est immergée dans le temps, lorsqu’elle est confiée à des règlements et institutions humaines. 

D’où la nécessité de régénérer continuellement la pureté du message, de ressourcer la Tradition humaine à la lumière d’une nouvelle Révélation, suivant des modalités et des temps fixés par la Divine Providence. 

Cela peut-être une simple piqûre de rappel, comme les interventions des prophètes de l’Ancien Testament, qui répètent le message initial, délivré par Moïse, et confirment les promesses faites à Abraham. 

Cela peut aller, aussi, jusqu’à une véritable greffe d’un arbre aux fruits nouveaux sur le tronc de l’ancienne Alliance, comme pour l’incarnation du Christ en Jésus.  Cela peut, aussi, n’être qu’une simple aimantation préalable, pour la réalisation d’une mission ultérieure de plus grande envergure, comme pour la Table Ronde du Roi Arthur. 

Cela peut, enfin, rester une opération totalement discrète, connue d’un tout petit groupe, mais aux conséquences collectives importantes, comme cela se produit régulièrement sans qu’il soit besoin d’en connaître les acteurs. 

Le sens de la mission 

Dans un très proche avenir, l’humanité va devoir prendre une déchirante décision pour continuer son cheminement. 

Combien vont rester sur place, perdus dans les rêveries glorieuses de la progression antérieure, combien vont s’installer confortablement, combien vont rebrousser chemin ? 

Une partie du groupe suit enfin les directives, se décide au dépouillement préconisé et continue la progression. Bien entendu, ils vont trouver, plus loin, les signes indiscutables de l’exactitude de leur cheminement ; mais comment les faire partager à ceux qui sont restés en arrière, et qui, pour cette raison, sont contraints de « croire sans voir «  ? 

Ainsi va le monde ; à chaque changement de terrain, à chaque changement de mode de progression, une mutation doit se produire pour mieux s’adapter aux nouvelles conditions de progression. 

Et qu’adviendra-t-il des petits groupes disséminés le long du chemin ? 

A priori, nul être humain n’est exclu du rachat. 

Mais, avant ce « Point Oméga » de l’aventure adamique, combien de fois l’infusion spirituelle devra-t-elle être renouvelée, pour lutter contre la sclérose inévitable de la Tradition humaine ? 

Combien de fois l’humus des âmes humaines devra-t-il être ensemencé par l’effusion divine, pour donner les « bons fruits » auxquels on reconnaîtra les « bons arbres » ? 

En fin de compte, les deux courants apparemment opposés de la Tradition et de la Révélation semblent donc tout à fait complémentaires et, même, indispensables l’un à l’autre. 

C’est à l’intersection de ces deux lignes de force, convenablement équilibrées, que peut se produire « le Grand Œuvre ». Nous retrouvons ici le symbole irremplaçable de la « croix égale et juste » : de la conjonction de la ligne horizontale (Tradition humaine ou Voie Humide en symbolisme alchimique), et de la ligne verticale (Révélation Divine ou Voie Sèche), naît le point central, véritable creuset alchimique où peut se manifester la Volonté Divine. 

La conception de Jésus-Christ en est la parfaite illustration. Il fallait que la lignée judaïque de David (Tradition humaine) se mette à l’entière disposition de la Volonté Divine en la personne de Marie, pour que puisse se manifester le Miracle de la conception virginale de Jésus. 

Tout est possible et accessible au genre humain dans ces conditions tout à fait exceptionnelles ; la Tradition humaine, inséminée et régénérée par l’Esprit, est alors capable de bousculer ses propres acquis, de les transcender, de les transposer à l’octave supérieure. 

Mais attention, ces conditions ne sauraient être permanentes. Passé le court instant véritablement miraculeux, la conjonction de toutes les énergies nécessaires ne peut être renouvelée instantanément. Les différents cycles universels des plans de la Création nous entraînent alors à attendre un autre instant favorable. 

En somme, Dieu attend, apparemment, fort peu de choses de Sa créature : être disponible et de bonne volonté au moment voulu ; le Moment où passe le Graal ! 

“Fais, Seigneur, nous T’en prions, que nous ne soyons ni endormi dans le confort matériel excessif comme Lancelot du Lac, le meilleur Chevalier du Monde, ni timoré et hésitant comme Perceval le Gallois, lorsque sonnera pour nous l’Instant Sublime de la Révélation divine”

( 9 avril, 2009 )

L’Histoire

1.gif

LES TEMPLIERS.

 

 

1198 : Baudouin II, roi de Jérusalem, propose à Hugues de Payns, un chevalier champenois, à son Compagnon  Geoffroy de St Omer et à 7 autres nobles de leur donner une place prépondérante 

dans l’antique temple de Salomon. Il leur enjoint de protéger les chemins qui conduisent à la Terre sainte et d’assurer le sécurité des pèlerins qui s’y rendent. 

 

1227 : Hugues de Payns revient en Europe. Il lui semble nécessaire d’institutionnaliser son ordre et de le doter d’une règle comme les ordres monastiques en possèdent une. C’est chose faite au concile  de Troyes en Jan. 1128. 

Durant le douzième siècle : les templiers créent de nombreuses églises et commanderies. Ils sont vêtus  de blanc (pureté) à mettre en relation avec l’alba stolae des chevaliers de l’Apocalypse de Jean, et d’une croix rouge. 

 

13 Oct. 1307 : début du procès des templiers. 

 

Le 18 mars 1314 : la bulle Vox in Excelso du pape Clément V condamne l’ordre à disparaître et Jacques de Molay, le dernier grand maître, meurt sur le bûcher. Les accusations : sodomie, Contact  avec l’Islam au travers de la secte des assassins. Une autre histoire qui se superpose est 

celle de l’adoration de Baphomet (on peut y voir un dérivé du nom de Mahomet). On raconte que François de Beaujeu aurait été choisi pour assurer la continuité de l’Ordre et Récupérer  un des biens les plus précieux pour cet ordre de moines guerriers : l’index de la main 

Droite  de St Jean Baptiste. 

Lors de la création de l’ordre, l’idée était aussi si besoin est, de prêter main forte au roi dans la Guerre 

Problème : ce sont des moines + des hommes d’épée. C’est prétendre concilier deux vocations Inconciliables . Les autorités de Terre sainte demandent de statuer sur eux. Ne possédant au Départ  (les 9 chevaliers) aucun abri, ils sont logés grâce à Baudouin II dans une dépendance du 

palais  située sur l’emplacement du temple, dans Al-aqsa. Ils aiment à se donner le nom de pauvres chevaliers  du Christ. 

Pendant 9 ans, ils ne possèdent ni règle propre, ni église, ni habit distinctif. Au bout d’un an, ils sont si nombreux, séduits par ce nouvel idéal, que le roi qui est installé dans un autre quartier, estime  normal de leur faire don de son ancien palais, qui deviendra la maison cheferesse. 

En 1126 arrive un nouveau venu déterminant pour l’Ordre : l’ancien suzerain d’Hugues de Payns Hugues de Champagne. 

En 1127 arrive un nouveau venu déterminant pour l’Ordre : André de Montbard, le jeune oncle maternel de Bernard de Clairvaux. Celui-ci qui choisit le temple au détriment de son propre monastère, est regardé comme la conscience de l’occident. C’est un conseiller du pape, des 

évêques, des rois et princes d’Europe. Il donne appui à l’Ordre contesté et méconnu et va oeuvrer pour le légitimer. 

Il reste à obtenir la bénédiction du pape Honorius. En automne 1127, muni de lettres de recommandations du roi, Hugues de Payns débarque à Rome, obtient audience auprès du pape qui hésite. Incapable de trancher, il renvoie Hugues devant une autre instance : un concile provincial 

réuni à Troyes, qui est sous la surveillance d’un légat pontifical et de l’abbé de Clairvaux. 

Le 13 Jan. 1128 : 2 archevêques, 8 évêques, 8 abbés cisterciens (dont Clairvaux) et plusieurs hauts seigneurs français examinent la demande. Hugues de Payns expose une ébauche de règles 

déjà appliquées par les frères. Le patriarche de Jérusalem de l’époque est Etienne. Le concile approuve la fondation de l’ordre et charge Clairvaux de rédiger la règle (qui s’appuiera sur sa propre expérience de la règle bénédictine). 

 

LA REGLE. 

 

Les 8 premiers articles de cette règle constituent le prologue. 

Les articles 9 à 16 traitent des devoirs des templiers : prières toutes les heures s’il ne peut aller à la messe par exemple. 

Les articles 17 à 23 imposent la vêture : robe unie noire ou grise ou blanche, manteau blanc, croix rouge. 

Les articles 24 à 30 traitent des repas : silence durant ceux-ci, jeun le Vendredi et samedi sainte (sauf pour les blessés et malades). Ils font maigre le lundi, mercredi et samedi. Pas d’autres abstinences. 

 

Les articles 31 à 44 imposent le silence, l’obéissance absolue au grand maître, interdisent de quitter la maison sans permission sauf pour les veillées nocturnes du St Sépulcre (il faut toutefois être par 2). 

 

Les articles 45 à 50 indiquent les pénitences en cas de fautes. Cela va du simple avertissement privé ou public à l’expulsion de l’Ordre. 

 

Le reste contient diverses recommandations et interdictions : ne pas frapper son valet d’armes, ne pas user d’armes ornées d’or ou d’argent, ni d’harnachements de ce type ; ne plus chasser sauf des lions, ne pas accepter d’être parrain, ne pas recevoir de femmes dans les maisons de l’Ordre, 

éviter le moindre contact physique même un baiser sur la joue de sa mère ou de sa soeur. Une fois l’approbation du concile, Hugues de Payns et d’autres font une tournée de prospection pour recruter et obtenir une aide matérielle. En Angleterre, c’est un tel succès qu’il peut fonder une nouvelle « province » = branche de l’Ordre. 

 

Le comte Raymond Roger de Barcelone demande son admission. 

Le roi d’Aragon Alphonse, qui n’a pas d’enfants, lègue à l’Ordre 1/3 de son royaume (les 2 autres 1/3 vont aux hospitaliers et aux chanoines du St Sépulcre). Même les excommuniés peuvent être 

reçus à titre de pénitents. 

Les frères sont divisés en 4 catégories : 

· les chevaliers qui sont nobles 

· les sergents et écuyers, d’origine bourgeoise ou parfois nobles mais servant pour un temps donné 

· les prêtres 

· les frères de métiers, simples paysans qui servent comme domestiques ou artisans 

 

Hugues de Payns, pris d’un doute théologique devant l’opinion de certains qui ne fait pas l’unanimité, se tourne alors vers Bernard de Clairvaux, son protecteur, qui reste embarrassé de sa demande. Il se fait prier 3 fois avant de publier un texte pesé et réfléchi qui couvrira la milice du temple de son approbation. 

 

FINANCES. 

Il a nécessité pour les templiers, hospitaliers et teutoniques d’avoir des activités financières et des chapitres dispersés et nombreux : ils ont une mission militaires qu’ils ne peuvent accomplir qu’en mobilisant leurs moyens arrières, qu’ils doivent transférer sur le front. Ils ont donc besoins 

de ressources, de moyens de communication et d’informations. 

 

Les templiers se sont vus confiés la gestion du trésor royal de Louis VII à juste titre : ils sont compétents pour le faire (ils sont instruits). Après tout, c’est Suger, abbé de St Denis, qui dirige 

le royaume pendant la deuxième croisade ; le templier frère Aymard, trésorier du roi, qui réalise l’intégration financière de la Normandie rattachée au royaume. 

 

Mais attention : le trésorier de l’ordre est à Jérusalem, Acre puis Chypre, c’est-à-dire sur le front. 

Jacques de Molay s’efforce d’organiser des opérations combinées avec les mongols. 

1299 : le chapitre de l’Ordre se tient à Paris. 

 

Voyageant en occident de 1293 à 1296, Jacques de Molay s’est démené pour obtenir des rois d’Angleterre, d’Aragon et de Sicile, l’autorisation d’exporter sans payer de droits. 

Le 12 Jan. 1295 : Charles II accorde au maître que les templiers puissent exporter certaines quantités de marchandises sans droits de sortie. 

 

Le temple prête de l’argent mais pas seulement en occident : il le fait aussi en Terre sainte. Or il ne dispose pas toujours des liquidités suffisantes pour financer les prêts qu’ils consentent : ils empruntent pour prêter à Louis VII en 1148 par exemple. 

L’économie de ce temps souffre de la rareté des espèces monétaires et seule une circulation rapide des espèces peut pallier cette rareté. Comme celle-ci est lente, on multiplie les transferts sans transferts de pièces. Ce transfert (dont le terme est portage) est délicat et périlleux, mais les ordres assurent bien celui-ci pour leur compte comme pour le compte des rois, papes et particuliers. 

 

Le Temple et l’Hôpital sont très présents dans les ports méditerranéens où ils disposent de bateaux et en louent d’autres. Les seigneurs de Toulon décident le 12 Août 1224 que les bateaux du Temple ou utilisés par eux sont exemptés de droits sur les produits. Mais les marchands qui 

les utilisent payent des droits. 

 

Marseille est très important dans le réseau de communication templier de la France, l’Angleterre et l’Espagne vers l’orient. Il existe un « maître de passage » dont la fonction est de contrôler toutes les activités liées au transport maritime. 

 

Remarque générale : on va plus vite de l’Ouest vers l’Est que l’inverse. 

On raconte qu’un templier a mis seulement 13 semaines de la Terre Sainte jusqu’à Londres. 

 

CONTACT AVEC L’ISLAM ? 

 

Les templiers sont nés au contact de l’Islam. Au moyen âge, il existait aux frontières du monde musulman des sortes de couvents fortifiés = ribât où les combattants peuvent accomplir une retraite spirituelle et un service militaire. On nommait murabitum les défenseurs des ces ribâts. 

En Aragon, entre 1122 et 1128, Alphonse Ier le batailleur crée des confréries pour garder les frontières contre l’infidèle. Ces guerriers sont admis comme s’ils avaient voulu mener la vie de moine. Certains historiens pensent que cela et le modèle visible des ribâts ont pu influencer la 

création d’ordres de moines guerriers. 

 

Dans les années 1130, les seldjoukides (turcs) unifient le moyen orient. Face à cela, les latins sont inférieurs et n’hésitent pas à conclure de fréquentes trêves avec l’ennemi, ce qui est mal perçu et compris par les croisés fraîchement débarqués. 

Au 13 ème siècle, on raconte comment les templiers ont acceptés de l’or des musulmans pour lever le siège. En réalité, ils ont cherché à préserver une alliance traditionnelle avec l’émir de Damas face à la menace de l’émir d’Alep Nur al Din. 

 

Dans les années 1220, l’empereur Frédéric II en conflit avec les frères fait courir le bruit que les templiers reçoivent dans leurs cloîtres des sultans et qu’ils invoquent ensemble Mahomet. 

Jusqu’au procès, ces rumeurs participent à la suspicion générale et aux reproches de ne pas pleinement s’investir dans la reconquête du St Sépulcre pris par Saladin. 

La règle du Temple n’interdit pas le contact avec les musulmans. Les dignitaires de l’Ordre disposent même d’un « éscrivain sarazinois » qui est interprète. Certains grands maîtres tel que Guillaume de Beaujeu (1273 – 1291) ont même des mercenaires musulmans qu’ils jugent particulièrement fiables. 

 

Ils ont aussi empruntés les tactiques militaires byzantines et musulmanes. Les francs ont ainsi appris à appuyer les charges de cavalerie lourdes par une infanterie constituée d’archers, d’arbalétriers et de piquiers. Les ordres militaires développent l’archerie, une manière de combattre éloignée des valeurs chevaleresques et méprisée en occident. 

Les ordres militaires font peur aux turcs : les prisonniers capturés sont presque toujours exécutés et non échangés ou rançonnés : ils ne veulent pas prendre le risque de les retrouver sur un autre champ de bataille ! 

 

Saladin lui-même fait décapiter 200 templiers et hospitaliers après la bataille de Hattin (1187). 

Les relations spirituelles avec l’Islam tiennent plus du fantasme mis en forme que de la réalité. 

 

LA CHUTE DU TEMPLE. 

 

Les raisons de l’arrestation ? 

· avidité de Philippe le Bel car il est le premier roi à payer des armées mercenaires. Il a besoin d’argent. 

· L’orgueil de Philippe le Bel : le Temple est un état dans l’Etat. Tant qu’ils sont en Terre Sainte, les templiers ne gênent pas, mais de retour en France après la débâcle (4/5 de l’Ordre est français), ils sont 30 000 hommes armés qui n’obéissent pas au roi. 

 

· Pris à parti par des émeutiers en 1306 à Paris, le roi est obligé de se réfugier dans le Temple et d’être défendu par eux. Cela lui restera longtemps comme un affront. 

Mais pour cela, il a besoin d’un pape à sa dévotion : Bertrand le Got, archevêque de Bordeaux, le futur Clément V. 

 

Les templiers sont de retour en France sous les ordres d’un grand maître qui, statutairement, ne répond de ses actes qu’au pape. Or Philippe le Bel modernise l’Etat, le centralise et veut en contrôler les rouages. Il tente d’obtenir la fusion entre les templiers et les hospitaliers dans le but d’imposer l’un de ses fils comme grand maître et contrôler cette force militaire. Jacques de Molay, qui n’a pas compris ce qui se tramait, refuse. Lorsque Clément V est pape, Philippe le Bel lui parle des accusations. Le pape convoque les deux grands maîtres. Les templiers se jettent dans la gueule du loup, les hospitaliers, qui conquièrent Rhodes et dont le grand maître ne se déplace pas, échappent aux poursuites. 

 

Le Baphomet : l’idole des Templiers 

 

Nous avons constaté à la lecture des textes relatifs au procès des templiers que les frères des différentes maisons du Temple, soumis à la torture physique, avouèrent « spontanément et sans 

contraintes » tout ce que les gens du roi attendaient d’eux. 

Si toutes les dépositions semblent se recouper, il est un point sur lequel les descriptions divergent (et pour cause!) qui est celui de l’apparence prêtée à l’idole des idoles, le Baphomet. Si les descriptions nous semblent parfois fantaisistes, elles sont pourtant assez proche de la vérité. 

Beaucoup de frères vont déclarer n’avoir jamais vu cette idole ou « tête barbue » que les maîtres sortaient à l’occasion des grands chapitres, ce qui ne nous surprend pas. Seuls quelques-uns avoueront avoir vu l’idole, déclareront l’avoir parfois palpée, mais le plus souvent ils tenteront de se sortir d’affaire en déclarant s’être évanouis à la vue de cette « monstruosité ». 

Une chose est certaine, la « tête » a bien existé, sous une forme ou sous une autre (une reproduction), et les Templiers qui déposèrent n’ont pas menti, seulement, le cérémonial, qui devait être assez spécial au moment de la présentation, l’émotion, mais aussi le secret demandé, l’atmosphère ont, en quelque sorte, déformé la réalité en fantasmagorie, en hallucination quelque peu collective. Pour preuve, l’insistance avec laquelle l’inquisiteur Guillaume de Paris se mit à la recherche de cette « idole qui est en forme d’une tête d’homme à grande barbe;  » il n’aurait pas donné les ordres conséquents à ses sbires pour des « aveux » s’il n’avait pas été lui-même persuadé de l’existence de cette tête démoniaque. Il faut reconnaître que l’histoire de cette « tête- idole » ressemble par son côté mystérieux à celle du trésor du Temple. On en parle beaucoup et on n’en voit pas l’ombre même 

de son ombre. 

Au moment de la grande arrestation des templiers qui eut lieu le même jour dans tout le royaume, les gens du roi, s’ils ne trouvèrent point d’or à foison, ne trouvèrent pas plus d’idoles monstrueuses dans les commanderies, maisons ou fermes. C’est à croire que les Templiers avaient été informés de cette 

« descente » des gens d’armes ! 

 

Seul Guillaume de Pidoye, administrateur des biens du Temple à Paris, sommé de présenter à la Commission toutes les idoles de métal ou de bois, ne pourra en montrer qu’une, connue de tous les chercheurs, le fabuleux « Caput LVIIIm », un grand chef d’argent ayant figure de femme, un reliquaire à l’intérieur duquel on trouva les os de l’une des onze mille Vierges !

 

 Mais qu’était cette idole qui devient vite le centre d’intérêt des recherches de la Commission pontificale ou de celle du roi et qu’on appelait: Baphomet ? 

Le Baphomet 

 

 

Baphomet d’après l’abbé Constant (Eliphas Levi) 

 

Le Baphomet est une représentation à tête barbue (un bouc ou un humain suivant les version), possédant de grande oreilles (ou des cornes) et des ailes. 

De nombreuses interprétations ont été associées au Baphomet, voici les plus connues: 

 

L’abbé Constant le présente dans son livre « Dogme et rituel de la haute magie  » en illustration de l’introduction au chapite « Rituel ». Il nous le présente comme suit : 

 

- « Figure panthéistique et magique de l’absolu« , 

- le flambeau représente l’intelligence équilibrante du ternaire, 

 

- la tête correspond à la responsabilité de la matière seule et l’expiation des péchés corporels, 

 

- ses mains humaines (signe du travail), dirigées vers le haut et vers le bas, font le signe de l’ésotérisme 

 

L’abbé Constant nous le décrit également avec un pentacle dessiné sur son front. Il possède également un sein de femme (signe de la maternité). Le bas du corps est habillé et laisse apercevoir un disque et un caducée. 

 

Le Baphomet est surtout connu pour l’association qui en a été faite aux Templiers: Lors du procès des Templiers entre 1307 et 1314, le Baphomet fut souvent évoqué par les inquisiteurs. 

 

D’après les textes des procès, certains Templiers adoraient une idole ayant une face d’homme barbu. Les Templiers furent accusé de pratiques diaboliques. 

 

Le mot Baphomet a souvent été rapproché de Mahomet, il ne faut pas oublié que les Templiers ont longtemps vécu en Orient, il n’est pas impossible d’une déformation du mot. De même le mot 

Mahumeria signifie mosquée dans le sens lieu de la religion du prophète, il est alors possible de faire la corrélation avec Bahoméria puis Baphomet. Baphomet de Saint Merri 

 

AUTRE SOURCE : 

Origine : 

 

L’ordre du Temple est un ordre religieux et militaire fondé en 1119 en Terre Sainte après la 1ère Croisade, à l’initiative du chevalier champenois Hugues de Payns aidé de quelques preux chevaliers. Le roi de Jérusalem Baudoin II leur octroie pour installer leur siège la mosquée Al-Aqsa, où était anciennement situé le temple de Salomon, d’où leur nom. 

La mission initiale de l’Ordre du Temple est de défendre la chrétienté en Orient : 

· assurer la garde des Lieux Saints de Palestine, 

· protéger les pèlerins et les routes menant à Jérusalem, notamment celle située entre 

Haïfa et Césarée de Palestine (un défilé très dangereux entre les montagnes). 

Sceau du Temple : 

L’un des plus célèbres est celui du 19ème Maître du Temple Rainaldus de Vicherio, figurant deux cavaliers sur un même cheval : sa signification pose 

une énigme, car la règle du Temple interdit que deux hommes chevauchent sur une « même beste ». 

L’ordre est officialisé par le Pape lors du concile de Troyes en 1128 : il bénéficie d’une indépendance totale, morale et financière par rapport aux souverains temporels ; les Templiers 

ont ainsi le privilège de dépendre directement du Pape !

 

 

Saint Bernard

 

 Leur règle est rédigée par Saint Bernard (l’une des plus éminentes personnalités de l’époque), qui adapte la Règle Bénédictine au nouveau concept de Moine-Soldat : elle impose aux chevaliers la chasteté, la pauvreté et l’obéissance. 1ère page de la règle du Temple L’organisation, dirigée par le Grand Maître, est la suivante : 

· les chevaliers, seuls combattants, sont recrutés dans la noblesse, 

· leurs auxiliaires, sergents et écuyers, appartiennent à la bourgeoisie ou au peuple, 

· les prêtres assurent le service religieux et les sacrements, 

· enfin, des serviteurs et aides divers viennent du bas de l’échelle sociale. 

Les ordres de « moines soldats » Une tournée dans toute l’Europe pour lever des fonds est organisée en 1128 puis à partir de 1136, le nouveau Grand Maître Robert de Craon commence à essaimer des commanderies : l’ordre tisse sa toile ! 

 

 l’Etendard des chevaliers templiers Ce dernier est qualifié dans la symbolique templière de « gonfanon baucent » (du francique gundfano, « drapeau de guerre »). 

 

Il était inscrit : « Non nobis domine non nobis sed nomini tuo da gloriam » (Non 

pas à nous Seigneur, non pas à nous, mais à ton Nom, donne la gloire) 

 

Développement de l’ordre 

Le prestige des moines-soldats au manteau blanc frappé d’une croix rouge a été immense pendant les deux siècles qu’ont duré les Croisades : au début du XIIIe siècle, le Temple dispose d’une force militaire impressionnante de 15000 hommes dont 1500 chevaliers, bien plus que n’importe quel roi de la chrétienté aurait pu en lever. 

Les Templiers développent une dualité complémentaire : 

 

· En métropole, l’intendance économique

Ils contrôlent de 2000 à 3000 commanderies (Domus Templi) en Europe, dont 1200 en France (les chiffres sont variables du simple au double en fonction des ouvrages consultés). On peut citer l’assainissement d’un vaste marécage en bord de Seine à Paris … quartier qui deviendra le 

Marais ! Ils mettent aussi en valeur de vastes terrains par leurs travaux agricoles.

Le donjon du Temple de Paris Le Temple de Paris, véritable forteresse, devient le centre des opérations financières pour toute l’Europe Occidentale et le Maître du Temple y réside. Son emplacement est visible aujourd’hui sur la chaussée à côté de l’actuel square du Temple. 

 

· En Terre Sainte, l’armée régulière et permanente du Royaume Franc de Jérusalem 

Ils construisent de nombreuses forteresses pour contrôler les territoires francs : l’Ordre du Temple et ses Kraks (ou cracs) marqueront alors de leur empreinte le royaume de Jérusalem.

 

  

Seule force militaire bien organisée avec une véritable unité de commandement et une discipline stricte, ces moines-soldats encadrent des troupes féodales souvent désordonnées qui formaient les armées des croisades : placés en avant-garde de toutes les attaques, en arrière-garde de toutes les 

retraites, gênés par l’incompétence ou les rivalités des princes qui commandaient ces armées d’aventure, ils perdront en deux siècles plus de 20000 des leurs sur les champs de bataille ! 

 

Les templiers sont animés d’une foi et d’un courage à toute épreuve, et leur charges de cavalerie sont bien souvent déterminantes durant les combats. 

 

Parmi les innombrables faits d’armes, on peut citer : 

 

· accompagnement de l’armée royale de Louis VII à l’occasion de la 2ème croisade en 1149 : coupée de son avant-garde qui s’est aventurée trop loin, les assauts turcs sont contenus par les templiers. L’église leur accorde à cette occasion la fameuse croix vermeille, qui deviendra leur 

blason, 

· en 1177, 80 templiers arrivés à marche forcée appuyés par 500 chevaliers dispersent les 30000 mamelouks de Saladin, 

· en 1187, 500 chevaliers templiers sont massacrés par 7000 mamelouks, 

· le 3 juillet 1187, quelques dizaines de milliers de musulmans encerclent à Hattin 25000 soldats francs dont 1200 chevaliers templiers suite à un ordre irresponsable du Grand Maître Gérard de Ridefort : tous les 

templiers faits prisonniers sont décapités, à l’exception de leur Grand Maître. La bataille de Hattin entre dans la légende ! 

 

· en 1244, les templiers défendent Jérusalem face aux Turcs : ils perdent la ville Sainte après un combat héroïque mené par 348 templiers … dont seulement 36 survivront. 

 

Les possessions franques de Terre Sainte tombent définitivement entre les mains des musulmans avec la chute de Saint-Jean-d’Acre le 28 mai 1291, malgré la résistance héroïque des templiers autour du Grand Maître Guillaume de Beaujeu : cet événement met fin à 2 siècles de présence 

franque en Orient. 

 

D’une puissance militaire vers une puissance économique 

 

A partir du XIVe, de moines soldats, les templiers se sont reconvertis en banquiers et ont complètement perdu de vue la reconquête des Lieux Saints de Palestine

L’ordre est devenu immensément riche grâce : 

· aux considérables donations que les riches consentent pour le « salut de leur âme », 

· aux legs des seigneurs ou chevaliers qui souhaitent devenir templiers et lui confie leurs richesses, 

· aux dons des « manants » qui souhaitent les aider dans leur mission initiale de protection des pèlerins, 

· aux quêtes organisées dans les églises, 

· aux redevances sur les marchés, moulins, chasses, coupes de bois sur leurs terres (le 

Temple est alors le 1er propriétaire foncier en Europe !), 

· à l’exemption d’impôts dont il bénéficie et autres privilèges octroyés par le Pape. 

Ainsi, le Temple s’est mué en une puissance économique et devient l’une des principales institutions financières occidentales … et la seule qui soit sûre. Les « pauvres chevaliers du Christ » exécutent les opérations financières suivantes : 

o banquier des biens de l’Eglise et de ceux des rois d’Occident : Philippe le Bel, Jean sans Terre, Henri III, 

o prêt de sommes conséquentes pour les croisades ou autres, 

o attestation de crédit : les pèlerins confient leur argent aux commanderies templières qui leur délivrent une attestation de crédit à hauteur des sommes 

perçues. Ils peuvent ainsi récupérer leur argent dans n’importe quelle autre commanderie templière et ne sont ainsi plus détroussés en chemin ! 

 

Le début de la disgrâce 

 

· Perte de la faveur populaire : 

 

Après l’unanimité du XIIe suscitée par les croisades et la chrétienté conquérante, l’opinion européenne commence à s’interroger à partir de la fin du XIIIe sur la légitimité du Temple : leur inactivité, leur arrogance et leur statut « intouchable » jettent le discrédit sur eux. La méfiance du peuple est attisé par tant de richesses et par le luxe ostentatoire dans lequel vivent certains templiers : où est la foi, l’austérité et l’humilité à l’origine de l’ordre ? 

 

· La disgrâce du pouvoir capétien et des seigneurs : 

 

La royauté est frustrée de ne pas pouvoir contrôler les templiers : l’ordre devient de plus en plus incompatible avec l’affirmation croissante du pouvoir des capétiens. Comment Philippe le Bel, en conflit avec la papauté, peut-il supporter sur son royaume ces puissants et riches chevaliers qui ne dépendent que de l’autorité du Pape ? De plus : 

· le roi est frustré d’avoir essuyé un vif rejet suite à sa demande pour se faire nommer 

Grand Maître de l’Ordre ! 

· Guillaume de Nogaret souhaite, suite à sa compromission dans l’attentat d’Anagni contre le précédent Pape, bénéficier d’une réhabilitation vis à vis de la chrétienté. 

Suivant une idée déjà ancienne évoquée par Saint Louis et la papauté, Philippe le Bel souhaite la fusion de l’ordre du Temple avec celui des Hospitaliers afin de constituer une force suffisante pour préparer une nouvelle croisade : l’affaire est mise à l’ordre du jour de plusieurs conciles 

mais son échec résulte de l’entêtement et de l’étroitesse d’esprit du Grand Maître Jacques de Molay.

Durant l’été 1306, Jacques de Molay donne son opinion au Pape Clément V sur le projet de fusion : l’argumentaire du Grand Maître n’a qu’un seul but non avoué, garder une place qui risque de lui échapper ! 

 

L’arrestation et le procès des templiers 

 

· L’arrestation : 

A la demande de Philippe le Bel, tous les templiers de France sont arrêtés le 13 octobre 1307 à l’aube par les sénéchaux et les baillis du royaume sous des chefs d’inculpation douteux (profanation de la croix, idolâtrie d’une tête de chat, sodomie) : il s’agit d’une opération de police conduite dans le secret absolu par Guillaume de Nogaret, 1ère véritable rafle policière jamais organisée ! Les 140 templiers de Paris sont arrêtés personnellement par Guillaume de Nogaret accompagné de gens d’armes. 

· Les premiers aveux 

Rien qu’à Paris, 134 prisonniers sur 138 confirment l’exactitude des accusations … mais 38 succombent à la torture : on peut donc douter de la sincérité des aveux ! 

Au reniement du Christ, aux rites obscènes et à la sodomie, les confessions ajoutent encore l’adoration des idoles, la cupidité, la négation des sacrements et les réunions nocturnes secrètes. 

L’opinion publique et le roi lui-même y voient la confirmation de leurs terribles soupçons sur l’impiété des templiers et leur connivence avec les forces du Mal ! 

Pour extorquer la « vérité » aux prisonniers dans tout le pays, les commissaires royaux utilisent largement la torture : très vite, les résultats des interrogatoires, poursuivis par les inquisiteurs dominicains de l’église mandatés par le Pape, confirment les affirmations de Philippe le Bel sur la corruption de l’ordre. 

· Le procès : 

La nouvelle de cette arrestation est reçue par le Pape comme une grave offense à son pouvoir. Il apprend de plus que des prisonniers ont rétracté leurs aveux devant ses cardinaux : il décide d’interrompre les activités des inquisiteurs. Cela ne convient pas à Philippe le Bel, qui tente aussitôt de le convaincre de la culpabilité de l’ordre en lui présentant 72 Templiers soigneusement choisis, qui dressent un tableau terrible des crimes du Temple. Ainsi pressé et 

persuadé, Clément V ordonne la formation dans chaque diocèse de commissions ecclésiastiques chargées d’examiner les cas individuels, tandis qu’une commission nommée par lui siégera à Paris avec charge d’enquêter sur l’ordre en général.

Depuis le début du procès, les aveux du Grand Maître Jacques de Molay et des autres dignitaires avaient brisé toute velléité de résistance. Aussi, lorsque la commission pontificale demande à ce que l’ordre présente des défenseurs, plus de 500 membres du Temple manifestent leur désir de s’exprimer et certains expliquent que la torture est responsable des aveux en confirmant la pureté de leur ordre : la résistance des templiers s’organise !. 

Mais sous la pression de Philippe le Bel, le pape Clément V, moins obnubilé par la théocratie tant prônée par ses prédécesseurs, marque définitivement la fin de l’Ordre du Temple en émettant sa dissolution le 3 avril 1312 (« Ad providam »). 

Le procès aura duré 7 ans et c’est donc sous l’usage de la torture que les Chevaliers du Temple avoueront les crimes qu’on leur impute. 

· Le partage du trésor templier : 

Le 3 mai 1312, le Pape affecte le trésor des Templiers à l’ordre concurrent des Hospitaliers, à l’exception de la part ibérique qui revient aux ordres militaires locaux : ainsi les biens gardent une affectation destinée à la défense de la foi. Le roi de France et ses conseillers plaident en faveur de cette solution respectueuse de la volonté des nombreux bienfaiteurs du Temple mais en 1313, sur la base de documents comptables, l’ordre de l’Hôpital restitue 200.000 livres au trésor royal pour solde de tout compte. Le successeur de Philippe le Bel, Louis X, réclamera un supplément, estimant que son père a été floué : l’affaire est close en 1317, quand le nouveau roi Philippe V reçoit 50.000 livres supplémentaires. 

· La malédiction du grand maître 

Au bout de 7 ans d’emprisonnement (dont une partie dans le Château Chinon), Jacques de Molay accompagné d’autres dignitaires de l’ordre sont conduits le 18 mars 1314 devant la cathédrale de Notre-Dame de Paris pour entendre le verdict du procès : la sentence des juges est la prison à vie. Mais Jacques de Molay et Geoffroy de Charnay, précepteur de Normandie, haranguent la foule en disant que leurs aveux ont été volés, que les templiers n’ont commis aucun crime et sont victimes d’une machination : les deux hommes sont alors condamnés au bûcher. Jacques de Molay et son compagnon sont brûlés vif à la pointe de l’île de la Cité le 19 mars 1314 : ils demandent qu’on leur desserre les liens des mains pour pouvoir les joindre en prière. 

La plaque ci-contre rappelle le triste sort de cet homme qui n’aura pas su réformer son ordre quand il en était encore temps. 

La légende veut qu’à l’instant de succomber dans les flammes, Jacques de Molay lance une malédiction à l’attention du roi et du Pape : « Pape Clément ! Roi Philippe ! Avant un an, je vous cite à paraître au tribunal de Dieu pour y recevoir votre juste châtiment ! Maudits ! Maudits ! Tous maudits jusqu’à la treizième génération de vos races ! » La malédiction du templier allait s’avérer exacte : 

Clément V meurt le 20 avril 1314 d’étouffement et Philippe le Bel décède en novembre 1314 d’un ictus 

cérébral ; ses trois fils mourront dans les 12 années à venir, sans laisser de descendance mâle, mettant ainsi fin à la lignée des Capétiens directs. 

 

Avec l’affaire du Temple, la monarchie capétienne montre clairement qu’elle entend suivre son intérêt politique et ne plus se comporter en vassale de l’Eglise. 

 

Le Mystère des Templiers 

La première croisade se termine en 1099 lors de la reconquête de Jérusalem. Les pèlerins s’engagent sur des routes peu sure. Vers 1118, neuf chevaliers, dont Hugues de Payns et Godefroy de St Homère, fonde « les pauvres chevaliers du Christ ». Leur mission est de protéger les pèlerins et de sécuriser les routes. Ils prononcent leurs voeux pour devenir religieux. 

Baudouin II, roi de Jérusalem, leur donne asile dans son palais à proximité du temple. Ils prennent alors le nom de « chevaliers du temple ». 

 

Saint Bernard 

 

En 1127 et de Payns, Godefroy, accompagnés d’autres chevaliers, reviennent en France pour recevoir la confirmation pontificale et la règle de leur ordre. Le concile de Troye est organisés le 14 janvier 1128 par le pape Honorius II et Bernard de Clairvaux (future Saint-Bernard). Ce dernier est nommé pour rédiger la règle du nouvel ordre. 

 

En 1130, un nouvel ordre militaire et religieux constitué de moines soldat est officiellement créée, il s’agit de « l’ordre du temple », cette même année l’ordre du temple de vient l’armée régulière de Jérusalem. 

 

Hugues de Payns, fondateur de l’ordre du temple, décède vers 1136. 

En 1139, le pape Innocent II, accorde de nombreux privilèges à l’ordre du temple ; ils sont 

affranchis de la juridiction des évêques, ils ne doivent de compte qu’au pape en personne, en tant 

qu’ordres religieux ils ne sont pas soumis au paiement des taxes des seigneurs ou rois dont 

dépendent leurs terres. 

En 1147, la Croix-Rouge Pattée de vient l’emblème de l’ordre du temple. Dès 1148 et jusqu’en 1291, les chevaliers du temple sont présents dans de nombreux combat en Orient. Ils garantissent 

les routes vers la Terre sainte pour les pèlerins; ils défendent les villes chrétiennes; ils combattent les Sarrasins, les Assassins, 

et les Turcs pour protéger et étendre la souveraineté de l’empire chrétien en Orient. 

De nombreuses villes sur le théâtre de violents combats (Le Monde Kadmos 1148, Gaza 1149, Ascalon 1153, Montgisard 1177, Hattin 1187, Acre 1190, Damiette 1219, Gaza 1244,Mansura 1250,…) 

En 1291, le 15 avril, la ville d’Acre est assiégée. Plusieurs ordres religieux dont les Templiers 

tentent de conserver la ville mais force mise en oeuvre par les sarrasins et les Turcs sont 

considérables. Les pertes sont très importantes la ville tombe le 16 juin. Guillaume de Baujeu 

(maître de l’ordre du temple) est tué durant la bataille ainsi que 500 chevaliers ; l’ordre du 

temple est pratiquement détruit en Orient. L’ensemble de leurs places fortes et de leur ports seront rapidement perdus. 

 

 

Saint Jean d’Acre 

 

Durant cette même période, l’ordre du temple se développe considérablement en Occident ils sont présents en France en Espagne en Italie en Allemagne en Angleterre. 

Il est pratiquement impossible de rejoindre les principales villes d’Europe et de se rendre Jérusalem s’en sortir des terres ou territoires contrôlés par les Templiers. En effet de très nombreux seigneurs se joigne à l’ordre et deviennent chevaliers apportant ainsi leurs terres alors bien à l’ordre. À la fin du XIIe siècle de début du XIIIe siècle, les Templiers possèdent près de 9000 maisons. Si l’on considère que dans chaque maison il y a au moins un chevalier, 

l’ordre du temple au début du XIIIe siècle pouvait compter sur une armée de 9000 chevaliers. À la fin du XIIIe siècle on évalue le nombre de chevaliers à

30 000.

 

 Philippe IV le Bel 

 

De 1296 à 1303, l’ordre du temple est partagé entre le pouvoir spirituel du pape Boniface VIII qui souhaite reconquérir Jérusalem et le pouvoir temporel des rois (surtout du roi de France : 

Philippe Le Bel qui le rétablir l’empire de Charlemagne). Boniface VIII et Philippe Le Bel vont durant ces années « s’affronter », le pape désirant que la France se lance dans une nouvelle croisade, et Philippe Le Bel cherchant partout ,moyen (même en essayant de taxer les ordres religieux) d’obtenir des fonds pour financer ses tentatives d’extension du territoire Franc jusqu’au Rhin, Boniface VIII ira jusqu’à,excommunier le roi de France. Le 11 octobre 1303, il est victime d’un attentat. 

 

Benoît XI est élu souverain pontife le 22 octobre, soucieux de ramener la paix entre la France et le Saint-Siège, il lève toute excommunication envers le roi la reine leurs enfants et les grands du royaume. En 1305 le pape Clément V est élu. Il est souvent dit que Philippe le Bel et Clément V se connaissait de longue date, Philippe le Bel aurait « favorisé » la nomination de Clément V. 

Après la défaite d’Acre, et une forte insistance de Philippe le Bel, Clément V veut fusionner l’ordre du temple avec l’ordre des hospitaliers. Ces deux ordres étant à cette époque les plus 

 mportants d’Occident, il rencontre une forte opposition des deux ordres. Harcelé par Philippe le Bel ils prononcent la dissolution définitive de l’ordre du temple. Les biens dépossession considérables du Temple doivent revenir au Saint-Siège . L’ordre du temple n’avait pas que des 

alliés, le clergé lui reprochait son indépendance ces privilèges d’exemption et son affranchissement de toute juridiction ecclésiastique, la noblesse voyait des fonds et possessions considérables or de tout système féodal. 

En 1307,le 13 octobre, les Templiers sont arrêtés,lors d’une opération massive et simultanée (même jour, mêmes heures) dans toute la France. Le 15 octobre très 107 le roi fit lire l’acte d’accusation dans le jardin du palais. Le grand maître de l’ordre Jacques de Molay est entendu le 24 octobre par 

les inquisiteurs du roi, il comparaîtra en tout,quatre fois. À chaque fois il demandera à être conduit devant le pape. Le pape Clément V demande à Philippe le Bel de remettre les Templiers et leurs biens aux mains des cardinaux. Le roi présente devant Clément un certain nombre de Templiers qui confessent entre autres d’avoir craché sur la croix. 

 

En 1308 le pape Clément V remet les chevaliers du temple aux mains de Philippe le Bel. Tous les Templiers sont alors arrêtés, emprisonné et interrogé par les inquisiteurs du roi. Durant les procès de nombreux chevaliers reconnaîtront les charges pour lesquelles ils ont été arrêtés. 

Partout en France des bûchers seront installés pour brûler les Templiers. 

 

Bucher des Templiers 

 

En 1312 l’ordre du temple est définitivement aboli et leurs biens sont placés sous la garde du roi Philippe le Bel afin de les remettre à l’ordre des Hospitaliers. 

En 1314 le procès des dignitaires du temple se termine. Jacques de Molay, grand maître du temple, et les Geoffroy de Charney, commandeur, sont brûler à Paris. 

 

 

Le mystère : 

Une des principales motivations de Philippe le Bel pour la dissolution de l’ordre du temple se situe au niveau financier. Les terres, maisons, et commanderies possédées par les Templiers en France sont très nombreuses, ils possèdent une flotte maritime, et effectue le transfert les fonds de 

marchands pour garantir la sécurité. Ils iront jusqu’à payer la rançon pour Richard Coeur de Lion prisonnier en Orient. Ils prêteront même de l’argent à Philippe le Bel. Lors de l’arrestation massive de tous les Templiers, Philippe Lebel participe à l’entrée dans l’enclos du temple à Paris. 

 es Templiers sont « connus » pour leurs richesses. Où mieux qu’à Paris dans cet enclos fermé, le trésor de Templiers pourrait-il être dissimulé ? Ni Philippe le Bel, ni aucun inquisiteur ne trouvera « ce trésor ». 

 

- Si le trésor des Templiers est bien un trésor financier, celui-ci a disparu juste avant les arrestations. Certains Templiers auraient été prévenus de l’attaque et auraient quitté leur commanderie avec le trésor. Il n’a pas ce jour pas été retrouvé. 

 

- Si le trésor de Templiers n’est pas financier, il serait alors d’ordre spirituel. Cette hypothèse peut être avancée en tenant compte du temps passé par les Templiers en Orient, où ils ont côtoyé différentes civilisations possédant chacune des connaissances et des croyances 

différentes. Ils ont apporté des techniques novatrices (voir inconnu) permettant la construction des cathédrales. On peut alors penser que les rencontres qu’ils firent au cours de ces deux siècles, leurs permirent d’acquérir de nombreuses connaissances. Il n’est pas impossible non plus, 

qu’ayant vécu en Terre Sainte, et côtoyant de très près d’autres religions, ils finirent par « découvrir » un secret très important au niveau religieux. Dans ce cas, il était aisé de comprendre le souhait du Saint-Siège de se débarrasser d’un ordre puissant, numérairement important, ayant des croyances différentes, ou modifiées par rapport aux règles de l’Eglise. Cette même puissance gêne évidemment le roi de France qui dans sa volonté d’étendre son pays se voit limiter sur son propre sol par un ordre religieux indépendant. 

 

( 8 avril, 2009 )

CONTACTEZ MOI

templier002.jpg

|